ONE MORNING | Fuga Boy raconte son expérience en Chine

Fuga

Mike, Nahara et Cynthia ont reçu ce vendredi Fuga Boy dans les studios de One Morning.  Connu du grand public avec son tube rap « A l’aise » en 2015, Fuga  Boy est aujourd’hui un artiste qui touche un  peu à tout : rappeur, acteur, humoriste, ou encore danseur. A partir de 2017, l’artiste est beaucoup plus présent en Chine où il anime les discothèques en tant que MC.

Dans cet entretien (extrait) avec Mike dans le One Morning, il raconte, dans une ambiance démentielle propre à lui,   son expérience en Chine, mais aussi sa transition vers la comédie.

Mike : Tu fais quoi en Chine en ce moment ? C’est quoi le bail ?

Fuga Boy : On appelle ça le « Microphone Controler » ou « Le microphone Celebrating », bref le MC qui anime la boîte. Il y a les petits chinois, quand tu ne leur dis pas de sauter, ils sont là à te regarder. Donc tu leur dit de sauter, ici de crier, ici de sauter à gauche ou à droite.

Mike : Souvent quand les artistes partent pour l’hexagone, on se dit qu’on va encore les perdre. On a perdu tel, on a perdu tel. Est-ce que toi en partant, tu te dis que tu vas aller faire de la musique ou tu vas  aller pour te chercher un peu ?

Fuga Boy : Avant on était là et quand on voit nos grands-frères partir, on leur demande pourquoi ils ne font plus de la musique ;  et ils répondent « mon frère, un jour tu vas comprendre ». Donc quand je suis parti, j’ai vu comment les MC travaillaient, et franchement c’était différent. Ce n’est pas juste chanter « A l’aise » et autres. Même si on appelle Lil Wayne, il peut pas le faire, on doit lui apprendre. Donc faire ce travail, on a plus vraiment le temps pour chanter ou faire des clips.

Mike : Et comment tu t’es adapté finalement ? Déjà avec le déphasage de langue par exemple.

Fuga Boy : Oui, ça c’était un peu chaud, parce que si tu vas au club et tu ne parles pas le  chinois, tu ne peux pas travailler. Là-bas, il n’y a pas 15 ; c’est 0 ou 20. On m’a pris le micro plein de fois, parce qu’on m’a dit que j’étais pas à la hauteur. Dès fois j’apprends le chinois sur le portable ; mais j’ai vite appris quand même… Déjà à six mois, j’ai commencé à parler le chinois.

Mike : Il y a aussi la comédie, et les gens te charrient un peu : Que  « de rappeur, tu es passé à la comédie, c’est parce qu’il ne marche plus au rap, à la musique »… alors qu’on sait que depuis petit tu t’intéresses aussi à la comédie. Comment ça s’est passé la rencontre avec Magbloiin ?

Fuga Boy : J’avais commencé avec certains : Makonou, Ridwane et autres, et on a eu à réaliser une ou deux vidéos. Après je me suis arrêté un peu. C’est un jour que Magbloiin m’a écrit sur Instagram, qu’il a une scène qu’on peut tourner ensemble, et j’étais partant. Le lendemain on a tourné deux vidéos : « le braquage » et «  le partage béninois » et ça a pris en même temps. Et je me suis dit : « maintenant je suis même fatigué de la musique, toujours les mêmes trucs. Là je me sens dans mon monde ».

Mike : Tu as aussi déclaré que la web comédie paie mieux que la musique.

Fuga Boy : Oui, en ces temps-là … et ça marche toujours. En vérité dans les pays, les web comédiens sont plus cherchés que les artistes. Pourquoi selon toi, dans les pubs qui marchent, on met un peu de comédie ? Quand tu mets une vidéo de chanson sur Instagram, en deux jours, tu peux avoir 1000 vues, ou bien 500 ou 300. Mais dès que tu mets une vidéo comique, c’est 5000 vues ou 6000 vues.

Vous pouvez suivre en intégralité cet entretien en audio, dans notre rubrique podcast, émission du 08 janvier 2021.

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